vendredi 16 octobre 2026

Vallée d'Aspe / Secteur Boué / Mister Freeze


115m / 7a+/A0 (6b obl.) / (se)

JP et Ivan

Après avoir ouvert "Gorilles dans la brume" au pic Oelharisse, il nous restait un peu de matériel que nous avions caché au pied de la face, comptant revenir pour ouvrir une ligne un peu plus à droite. Entre les envies, les disponibilités des uns et des autres, les mille et un facteurs qui font que l'on revient ou non, plus ou moins vite, le temps passe. Ce n'est que quatre ans plus tard que nous sommes revenus, le temps passe vite ! Malgré ce temps qui passe, notre mémoire ne nous a pas fait défaut, nous avons vite retrouvé notre matériel !
Nous nous attendions à ouvrir une voie assez difficile vu l'allure très compacte et très raide du rocher, nous savions qu'une journée ne suffirait peut-être pas. Nous avons eu la chance de pouvoir caler deux jours consécutifs ensemble. Nous sommes donc monté le premier jour avec le sac de hissage et une corde statique, cela nous permettant de ne pas avoir à tout regrimper le deuxième jour.
En ce vendredi d'octobre, le temps est au beau, mais le soleil est voilé et un petit vent frigorifiant ne cesse de venir se frotter à nous. Dès que l'on est au relais pendant que l'autre "ouvre", on fait vite des castagnettes. Pour ma part, je le dis souvent, la chaleur me gêne bien moins que le froid que j'ai du mal à supporter. Je terminerais cette journée avec la peau de la main droite qui fissure et saigne, ce qui est très douloureux ! Néanmoins, nous avons pu ouvrir trois longueurs, les deux premières étant très belles : dalles, rampe, escaliers dans la première, superbe calcaire à gouttes d'eau qui piquent dans la deuxième. Lorsque je sui partis dans la troisième longueur, je suis allé vers un superbe dièdre prometteur. Cette longueur a été bien éprouvante pour moi, entre froid, friend qui lâche, crochet qui casse, prises créées (en nettoyant) mais bien plus souvent supprimées (en nettoyant ou en grimpant). Et puis ce dièdre s'est avéré trop lisse (pour nous). Je suis arrivé au relais vidé. Jp a commencé la longueur suivante mais est vite redescendu au relais. Nous avons pu tout laisser en place dans le sac de hissage, retour sur le plancher des vaches après le déploiement de la corde statique : presque 60m en fil d'araignée ! ces trois premières longueurs sont décidément bien raides !
Retour le lendemain matin, la remontée des 60m en fil d'araignée nous a bien réveillé et chauffé ! La journée promettait d'être bien plus agréable avec les 4 degrés supplémentaires annoncés, et elle le fut, rien à voir avec la veille. La suite ce fut deux longueurs de plus dans un beau rocher, même sur la fin. La voie se termine sur le bord droit de l'aiguille, très joli ! Sans ce froid hier nous aurions pu terminer en une journée, mais c'est comme cela, il faut s'adapter aux aléas de la montagne. Nous avons passé deux belles journées dans ce cadre magnifique pour laisser, au final, une bien belle voie.


L'objectif du jour.

Vue sur le Pic d'Annie depuis le pas de la Hache.

Au pied de la face vierge de toute escalade.

Dans L1

Le haut de L1.

Ambiance depuis R1.

Dans L1.

Départ de L2.

Dans L2.

Dans L2 depuis R2.

R2 depuis L3.

Dans L3.

L3 depuis R2.

Ambiance dans L3.

Dans L3 depuis R3.

Départ de L4... et fin de journée !

Descente sur corde statique : 60m en fil d'araignée !


Le lendemain.

Remontée le long de la crête.

Remontée de corde : 60m en fil d'araignée !

Longue remontée de corde !

Difficile remontée de corde !

On se mélange l'envers et l'endroit.

Jour 2, poursuite de la grimpe dans L4.

Dans L4.

Le haut de L4.

Départ de L5, plus joli qu'il n'y parait !

L5, longueur plaisir !

Sortie de L5.

Sortie pour rejoindre le sentier.

Vue sur les orgues de Boué.

Descente par le pas de la Vache.