dimanche 16 mars 2014

La Mâture - Bouffée Délirante

250m - 6b - (se)

Jérôme, Martin, Ivan

La "Bouffée Délirante" et sa légendaire longueur des pendules vaut le détour ! Le départ direct en 6b est magnifique, tout comme le dernier 6b de L5. Tous deux sont équipés. Au milieu, il y a trois longueurs pour coinceurs et friends sur un superbe calcaire. L3, et ses deux pendules demande des ressources mentales pour le leader car il faut la protéger intégralement et le 6a+ est exigent, surtout à la fin, le long de deux fines fissures parallèles. Mais le caillou est tellement bon !
Les pendules se font sur de grosses lunules ; elles sont équipées de vieux ficélous.
L6 en 5c ne nous semble pas intéressante, d'autant que nous préférons redescendre dans la voie depuis R5 plutôt que de rejoindre plus haut des mains courantes pour retrouver les rappels d'Astérix & Péryl.
Prévoir une corde à double pour les rappels dans la voie, un jeu de dégaines, de coinceurs et de friends, des sangles.


Détail de la longueur des pendules

Martin dans le départ direct en 6b

Le 6b athlétique


L3 ou la longueur des pendules... ça commence par une petite traversée à droite
 

Remontée de la 1ère fissure
 
1er pendule

2ème fissure

2ème pendule

3ème fissure
 
Les fines fissures de sortie de la longueur en 6a+

Jérôme dans la longueur des pendules


R3

Jérôme dans le 6b de la 5ème longueur

Un 6b exigent qui demande précision

Traversée à droite du 6b. Nous n'irons pas plus haut que cette 5ème longueur.
Ce jour là, Martin et moi enchainerons avec "Astérix & Péryl", Jérôme retrouvera Larenx pour enchaîner avec "Obélix". Superbe journée !
 
 

dimanche 2 mars 2014

La Mâture - 4ème épouse

200m - 6b+ (6a) - (se)

Jérôme, Nicolas et Ivan


Très jolie voie, assez longue. Le "crux" se situe dans L2 en 6a : la fissure à remonter est à protéger par moments, car les spits sont très éloignés et très à gauche de la voie. Le pas dur se situe en haut de la fissure : un Dulfer qu'il faut oser réaliser, protégé par ses propres coinceurs ; le pas franchi, il y a un dernier spit qui nous soulage,et c'est tant mieux, car ça n'est pas terminé : un autre pas dur nous attend de suite après avant de rejoindre le relais, toujours dans cette fissure vraiment pas commode. C'est toujours un soulagement lorsqu'on atteint la chaîne du relais. L3 est à protéger intégralement, mais c'est un vrai plaisir car le rocher est très bon. L4 oppose un petit surplomb (1 spit) en 5c intimidant mais facile : il y a de bon bac et pour qui place bien ses pieds, il n'y a aucune difficulté.
Attention dans L5 : après la traversée à gauche et le petit surplomb à franchir, on a tendance à suivre la cheminée qui mène vers la droite à R4 d'"Astérix et Péryl" (ce qui est une option avec beaucoup de tirage). Il faut aller vers la gauche de suite après le rétablissement au-dessus du petit surplomb : une sangle autour d'un buis permet plus haut de protéger, puis ce sont des fissures prêtes à accueillir coinceurs ou friends. On arrive à R5 avant la superbe traversée ascendante toute équipée (bien rapproché) de L6, magnifique, avec un gaz incroyable ! La dernière longueur en 6b+ est très difficile au départ du relais : nous avons tiré aux 2 premiers clous car c'est abominable et pas commode, juste au-dessus du relais. La suite est athlétique et à placement, pas très long, parfaitement équipée.
Pour la descente, on rejoint la ligne de rappels d'"Astérix et Péryl". Depuis R7, avec une corde à double de 50m, on rejoint directement R3 d'"Astérix et Péryl" en 1 rappel.

 Jérôme au départ de la fissure de L2

  Jérôme dans la fissure de L2

 Fissure de L2 : il faut rajouter des coinceurs

 Plus haut, la traversée à gauche de L5

  Plus haut, la traversée à gauche de L5

 L6 et sa superbe traversée aérienne..

 ... très aérienne !

 Jérôme au relais R6

 Nicolas dans la traversée



Tirage aux clous, accrochage aux arbres, poussée des murs pour agrandir la vire... Tout est bon !


 Jérôme dans le 6b+



 Toujours le 6b+, après avoir tiré aux deux premiers clous

 Le chemin de la Mâture est bien bas !

1er rappel, pour rejoindre directement R3 d'Astérix et Péryl.

Ivan

dimanche 26 janvier 2014

Peña Rueba : voie Ignacio Cinto

220 m - 6c+ (V+ oblig) + sortie au sommet


Ivan et Stéphane.
Le mauvais temps persistant en France nous pousse, encore une fois, vers la Peña Rueba et c'est avec plaisir que nous nous retrouvons Ivan, Nicolas, Jérôme et moi à Murillo en train de boire un bon café comme je les aime tant. Après réflexion, nous décidons de faire 2 cordées distinctes avec des objectifs différents. Pour Nicolas et Jérôme, cela sera la voie Santi Sagasté et pour Ivan et moi, la voie Ignacio Cinto. En ce qui nous concerne, le choix fut judicieux et nous avons beaucoup aimé cette voie dont les 2 premières longueurs respectivement en 6b et en 6c+ sont magnifiques et assez soutenues, surtout à froid. La suite de la voie est beaucoup plus classique avec des longueurs assez courtes (possibilité de sauter des relais) en V et V+. L'équipement est irréprochable et le caillou est généralement très bon mais il faut quand même se méfier de quelques galets notamment à la sortie de la seconde longueur. Pour bonifier la voie et rentabiliser la sortie, au lieu de traverser la grande vire pour rejoindre la via ferrata de descente nous sommes sortis au sommet de la paroi en empruntant un dièdre-cheminée en 4+ (3 ou 4 spits) puis une arête dont le rocher nécessite un peu d'attention
(2 longueurs en III et III+ avec 2 spits).
Comme matériel, prévoir une quinzaine de dégaines et quelques sangles pour cravater des arbustes si l'on désire sortir au sommet de la paroi.
Quelques images.

 Hé hop ! Un café à Murillo avant de commencer. 

Ivan dans la première longueur en 6b.

Dans la première longueur.

Ambiance décontractée à R1.

Juste avant le pas dur en 6c+ de la seconde longueur. Pour moi, un beau combat bien inutile...

Quelques minutes plus tard, je me retrouve en train de pendouiller lamentablement au bout de ma corde. (Ivan, quant à lui, enchaînera cette longueur avec brio)  

Ivan dans la troisième longueur en V+.

Bien plus haut, dans le dièdre-cheminée en IV+ qui nous dépose sur l'arête terminale.

L'arête terminale.

  
 Déjà finie la voie... Quel dommage !

dimanche 12 janvier 2014

Peña Rueba : voie Edu Roche

220 m - 6b+ (V+ oblig)                

      
Me voilà parti avec Ivan en Espagne afin de fuir le mauvais temps persistant qui sévit en France depuis quelques jours. Objectif de la journée : la Peña Rueba et ses parois bien plus accueillantes qu'à Riglos, ce qui est pour moi une aubaine compte tenu du fait que je n'avais pas grimpé en extérieur depuis pas mal de temps et que je ne n'avais pas trop la forme.
Là-bas, nous avons trouvé du beau temps et des températures dignes d'un mois d'avril. Après quelques discussions, nous optons pour la voie Edu Roche au Mallo la Mora. Nous ne regretterons pas notre choix : la voie fut superbe et l'équipement généreux de celle-ci nous a permis de grimper en toute sérénité avec, en prime, la présence constante de vautours.  
Le cailloux est très bon, la voie est entièrement équipée de parabolts dorés et d'anneaux de rocher et les longueurs sont assez courtes au point qu'il est possible de sauter plusieurs relais.
Comme matériel, prévoir une quinzaines de dégaines et quelques sangles.
La voie peut se descendre en rappel mais il est préférable de rejoindre la via ferrata qui se trouve sur la droite. Pour cela, du haut de la voie, rejoindre un petit col, et franchir un mur équipé (quelques pas de III) puis suivre une sente qui part sur la droite et qui finalement rejoint la via ferrata.
Vue d'ensemble de la paroi avec le tracé de la voie.
          
Au départ de la première longueur en 6a+, Ivan semble assez dubitatif.

Ivan au début de la sixième longueur en 6a.


Ivan dans la septième longueur. Il y a du monde à côté...

             
Ivan attaque la longueur en 6b+.  

Dernière longueur de la voie. 

Du sommet, vue magnifique sur Riglos... et ses vautours.

Preuve qu'il fait chaud, le thermomètre du tableau de bord de l'Audi Quattro d'Ivan marque une température presque caniculaire.