lundi 21 juillet 2014

Arguis - Monsanto la Muerte

170 m / 6b / (se)
Matériel : Jeu de micro friends et de friends jusq'au 3, petits coinceurs. 15 dégaines, sangles. Pitons plats et marteau en option mais confort pour compléter les relais, surtout R3 (un seul piton en place). Corde à double 50 ou 60 m.
Accès : voir photo du topo
Descente : contrairement à ce qui est proposé (descente par blue Velvet) la nouvelle voie juste à gauche est équipée pour les rappels (Spits avec anneaux) : 2 rappels avec une corde à double de 60m, sinon 4 rappels.
Jérôme et Ivan

Arguis... après avoir vu des photos d'escalade magnifiques sur le blog de JP Rio, Jérôme et moi nous décidons pour aller grimper là-bas. Notre choix se porte sur la voie de C. Ravier et V. Seger : "Monsanto la Muerte". C'est une voie semi-équipée en 6b max. La route depuis Oloron n'est pas trop longue (2h) malgré le tunnel du Somport fermé. Le parking et le chemin d'accès se trouvent facilement. La marche d'approche est rapide (45 mn), et le site tient toutes ses promesses : magnifique ! Un appel à la grimpe ! Les parois de grès fissurées en mosaïque sont superbes.
La voie Ravier fut un très bon choix : itinéraire évident et somptueux, difficultés bien cotées, semi-équipement très léger laissant place à un minimum d'engagement et obligeant à grimper. Les quelques (rares) spits sont placés très intelligemment. Comme me l'a dit Jérôme durant l'escalade : "Ravier, il fait grimper !" Bref, une petite voie esthétique et intelligente ne laissant aucun regret. Ou peut-être un seul : une nouvelle voie (Are Neska) suréquipée "pollue" la fin de la troisième longueur par une ligne de spits. Il faut alors terminer cette longueur en plaçant son matériel à côté des spits pour rester dans l'éthique de la voie. De nouvelles lignes, c'est bien, mais dommage que ce soit au détriment de si belles voies. Il faut donc faire attention à R3, car le relais de Monsanto est plus à droite et au-dessus de celui sur lequel on arrive naturellement mais qui n'est pas le bon. Notons (par rapport au topo trouvé sur internet) que le 1er piton de L1 ainsi que le 2ème de L3 ne sont plus en place.
Et puis... le grès, ça s'apprivoise. Dans le calcaire, sur les pas en adhérence, on est habitué à bouger les chaussons pour que la gomme morde le calcaire; ici, c'est l'inverse ! Lorsqu'on pose le chausson sur le grès, il ne faut surtout pas le bouger car si l'on casse les grains de surface, c'est la zipette assurée ! Une grimpe particulière extrêmement agréable, dans un cadre somptueux.

 Topo trouvé sur internet



Jérôme, toujours le mot pour rire

Départ du sentier

Dans les premières longueurs


Sortie de L3

Le départ de L4 en 6b

Le 6b. 2 points placés intelligemment entre lesquels il faut grimper.

Jérôme à la sortie du 6b

Le haut de la voie

jeudi 17 juillet 2014

Pic du midi d'Ossau : traversée petit pic - grand pic.

Mag et Nico

Après l'Aneto, nous nous dirigeons vers le pic du midi d'Ossau.
Et là, même problème.... par ou passer ?
Faire les 2 pics nous semble une bonne idée, c'est une belle course, longue mais pas trop, et elle permet de visiter l'ensemble de la montagne. Nous partirons du col du pourtalet pour rejoindre le col du Peyreget, début de l'arête du même nom. L'escalade commence quelques centaines de mètres plus haut. Depuis le col, suivre le sentier évident puis les quelques cairns présents ici ou là. L'arête n'est pas trés défini et plusieurs cheminement sont possibles. La grimpe se fait sur gros blos et toujours à corde tendue.
Aprés le petit pic, il faut descendre au col de la fourche. Et là, j'ai la grande idée de relier les 2 brins de 60 pour ne faire qu'un seul rappel. Grande idée !!! Il nous faudra 1h30, rappel coincé, re coincée, et re re coincée.
Conseil pour la prochaine fois, ne pas prendre le 1er relais, mais le second, et faire avec un brin pour fractionner, un relais intermédiaire est équipé.
La montée au grand pic se fait sans problème, il faut tirer une longueur au niveau de la dalle grise, faire relais sur le gros bloc présent au dessus de la cheminée suivant la dalle grise et ensuite, c'est corde tendue jusqu'en haut.
En haut, le panorama est sur 360°, magnifique. Seule l'arrivée d'un groupe d'espagnols (toujours eux) viendra perturber la quiétude des lieux.
 
 




mercredi 16 juillet 2014

Peña Montañesa - Via clasica de verano

235 m / 6b+ (V+ oblig) (pe)

Claude C. et Stéphane

Enfin un moment de libre et me voilà parti avec Claude en Espagne afin de voir à quoi ressemblent les voies de la Peña Montañesa. Cela faisait pas mal de temps que nous voulions y aller mais la réputation du secteur nous a fait longtemps hésiter. Pour faire simple, soit c'est pas dur et c'est pourri, soit c'est très dur et c'est du bon caillou. Avec la voie Clasica de verano, nous avons semble-t-il, trouvé le bon compromis avec au final une voie assez facile sur un rocher de bonne qualité même si celle-ci n'est pas très représentative du style d'escalade que l'on peut rencontrer dans ce massif.
La voie se laisse grimper assez facilement et assez rapidement (5 heures avec la descente en rappel) car elle est assez équipée, pas très longue (6 longueurs) et la descente en rappel est assez commode. Avantage non négligeable en cette période de réchauffement climatique, se trouvant encastrée entre 2 éperons et remontant une profonde cheminée (L4 s'apparente à de la spéléologie), elle se trouve pratiquement à l'ombre jusqu'à 12 h 30 en plein été alors qu'elle est exposée au sud. Le rocher est généralement bon mais il faut, tout de même, faire attention à quelques blocs branlants et à quelques écailles assez douteuses.
Au niveau du matériel, prendre un jeu de coinceurs, un petit jeu de friends et quelques sangles pour compléter l'équipement en place.
Bref, une belle voie à recommander pour son ambiance et pour son originalité.


Le topo de la voie de Luis Alfonso (pour nous, L6 est plutôt en 6 b+ à cause d'un méchant petit surplomb).

Description de l'approche et de la descente.

Vue générale de la paroi et tracé de l'itinéraire.

 Amis de la poésie : voici un beau lever de soleil.

 La voie et son attaque.

 Dans le dièdre en 6a+ de L1.

 Passage en V/V+ dans L2.

 Panorama.

 Arbre de R3.

Claude dans le passage en 6b+ de L4.

 R5 dans la cheminée : c'est presque de la spéléologie.

Claude attaque la dernière longueur de la voie.

 Une descente en rappel impressionnante.

Quand je vais en Espagne, je me demande parfois ce que je préfère : la grimpe ou le reste.








mardi 15 juillet 2014

ANETO : arête "Espalda"... Deux 3000 sinon rien !

Mag et Nico

voilà un bel objectif, le toit des Pyrénées. Mais par ou ?
Faire le plus haut sommet d'un massif est toujours un grand moment et nous avons donc voulu le gravir par une voie sympa. La voie normale est un immense pierrier suivi d'une rando glaciaire, pas trés intéressant. On avait bien pensé à l'arête Salenques Tempête mais trop long à la journée et les prévisions d'orages en soirée ne donnaient pas envie de bivouaquer. Notre choix se portera donc sur l'arête N-E qui mène au sommet du pic Espalda de Aneto puis de rejoindre l'Aneto par la large crête qui les sépare.
La marche d'approche est longue, 3h30, mais cela en valait bien la peine, le parcours de cette arête est magnifique. Cotée AD+, elle fait 400 m de dénivelé et il nous faudra 4h30 pour en venir à bout. Aucun équipement en place, c'est du vrai T.A. Une grande partie se fait à corde tendue et le reste nécessite de tirer des longueurs, et de vrais longueurs, certains passages ont necessité pas mal de détermination.
Une belle section en neige terminera cette ascension et nous mènera en haut du 1er 3000 de la journée, puis, quelques minutes plus tard nous serons en haut de l'Aneto.




 



 

 
 
 
 
 
 
 

samedi 12 juillet 2014

Grimpe à Montserrat

Mag et Nico

En cette mi-juillet, le mauvais temps dans les Alpes nous oblige à revoir nos plans. Nous décidons donc que les Pyrénées seront notre prochain terrain de jeu.
C’est à Montserrat, prés de Barcelone que nous irons donc grimper.
Plus nous nous approchons, plus c’est beau.  Ces mallos sont vrément, vrément, magnifiques. J
Le pic de Magdalena supérieur sera notre 1ère cible. Après une approche hésitante et guidés par quelques grimpeurs locaux, nous voilà au pied de la voie « 98 octanos », voie moderne, bien équipée. Le rocher est du conglomérat, le même qu’a  Pena Rueba. Les longueurs en V s’enchainent bien et le paysage est splendide. Après 150 m de grimpe, Sommet !!!
3 grimpeurs ibériques sont en-haut, près à redescendre. Quelques mots échangés et nous apprenons que nous ne sommes pas sur le bon sommet.
Et oui, rien ne ressemble plus à un mallos de 150m qu’un autre mallos de 150m. J
Pas grave, la voie était belle, c’est le principal. En fait nous avons fait le pic de Gorra Frigia par la voie Carles.
 
 
 
Avouez quand même !!! ça se ressemble un peu, et vu du pied, c'est pire.

Jour 2 : nous changeons de secteur et allons à l’autre bout du massif dans les Agulles. Cette fois-ci, notre topo est précis et nous faisons la bonne voie, « Ful de sac » sur l’agulle Setrill, toujours bien équipé et avec une longueur en 6a. Au sommet le panorama est chouette, on voit même la mer méditérannée.
Le secteur des Agulles est à gauche.




 


Dernier jour à Montserrat, nous repartons dans le secteur du monastère faire la voie del cabra au pic de la panxa del bisbe. 1erspit vu, nous partons dedans. Tres vite, on se rend compte que cela ne colle pas au topo. On décide de continuer quand même, on verra bien. Et on a vu…. Ou plutôt, on n’a plus rien vu…. Sont un peu radin avec les spits les catalans ;-) 4 spits pour les 2 dernières longueurs, même dans du V, ça engage un peu. Mais tout se passe bien, il fait beau, le paysage toujours agréable, le sommet est rejoint.
 

Montserra, on y retournera, avec de meilleurs topos, mais on y retournera !